Les étiquettes d’expédition se choisissent sur quatre points : le format, le mode d’impression, le diamètre du mandrin et l’adhésif. Se tromper sur l’un d’eux, c’est un rouleau qui n’entre pas dans l’imprimante ou une étiquette qui se décolle du colis. Voici les quatre, dans l’ordre.
Le format est imposé par le transporteur
En France, le 100 x 150 mm s’est imposé — l’équivalent métrique de l’étiquette américaine 4 x 6 pouces.
- Colissimo et Chronopost ;
- Mondial Relay et DPD ;
- GLS et UPS ;
- DHL et FedEx, documents douaniers compris.
Un seul rouleau couvre donc à peu près tout l’envoi. Il y a dix ans ce n’était pas le cas, et c’est aujourd’hui le principal avantage à l’achat.
Thermique directe ou transfert thermique
Ce choix pèse plus que le format, car il détermine s’il faut un second consommable.
La thermique directe se passe de ruban. La tête chauffe le papier, le papier noircit, et l’impression tient des mois.
Le transfert thermique exige un ruban. L’impression dure des années et ne pâlit pas. C’est de la matière pour rayonnage et pour produit, pas pour colis.
Pour l’expédition, la bonne réponse est la thermique directe. Payer une durabilité que le colis n’utilisera jamais, c’est payer pour rien.
Le mandrin
Le mandrin est le tube de carton au centre. Les imprimantes de bureau prennent 40 mm.
Il existe des rouleaux à mandrin 76 mm : ils vont dans des machines industrielles et n’entrent pas sans adaptateur dans un appareil de bureau. C’est l’erreur la plus fréquente à la première commande, et elle coûte cher, car un carton ouvert ne se reprend pas.
L’adhésif
Acrylique permanent. Il prend en quelques secondes sur carton ondulé, pochettes plastique et film étirable, et ne se retire pas sans déchirer le papier.
L’adhésif repositionnable existe, mais il n’a rien à faire ici. Les colis passent sur des tapis, des toboggans et entre des mains : l’étiquette doit rester où on l’a posée.
Combien d’étiquettes par rouleau
En 100 x 150 mm sur mandrin 40 mm, environ 250. Un carton de 18 rouleaux donne 4 500 étiquettes.
À trente colis par jour, cela tient à peu près cinq mois. Comptez en colis, pas en mois : c’est le seul chiffre fiable.
Coût par colis
Achetée au carton, une étiquette coûte quelques centimes. L’affranchissement se compte en euros. Le consommable reste donc largement sous un pour cent de la prestation.
Courir après le rouleau le moins cher, c’est en général mal compter. L’économie disparaît après cinquante réimpressions.
Quelle imprimante
Une imprimante d’étiquettes de bureau en 4 pouces à 203 dpi. Elle couvre tous les formats transporteur. Les 300 dpi ne comptent que si vous imprimez aussi du texte fin.
Laser et jet d’encre sont exclues. La première noircit le papier thermique sur toute la surface, la seconde bave à la première humidité.
Comment vérifier un rouleau neuf
- Mesurez le mandrin : 40 mm, pas 76 mm.
- Regardez le papier : blanc franc, sans voile gris.
- Imprimez vingt étiquettes et scannez-les toutes au téléphone.
- Collez-en une sur un carton froid et vérifiez au bout d’une heure.
Sur les mots
Étiquettes d’expédition, autocollants pour colis, étiquettes transporteur et étiquettes de livraison désignent le même produit. Dans les cahiers des charges on écrit étiquette ; à l’entrepôt on dit ce qui s’est imposé. Regardez la spécification, pas le mot.
Quel format ont les étiquettes d’expédition
100 x 150 mm. Ce format est utilisé par Colissimo, Chronopost, Mondial Relay, DPD, GLS et UPS.
Thermique directe ou transfert thermique pour les colis
Thermique directe. Aucun ruban n’est nécessaire et l’impression tient des mois, bien plus longtemps qu’un envoi ne circule.
Quel mandrin entre dans une imprimante de bureau
40 mm. Les mandrins de 76 mm sont pour machines industrielles et n’entrent pas sans adaptateur.
Combien d’étiquettes tient un rouleau
Environ 250 en 100 x 150 mm. Un carton de 18 rouleaux contient 4 500 étiquettes.
Étiquettes d’expédition et autocollants pour colis, est-ce pareil
Oui. Les deux noms désignent le même rouleau thermique autocollant.